La Mongolie se mérite. Ses steppes infinies, ses déserts et ses montagnes composent un terrain de jeu immense pour les motards. Les voyageurs du monde entier viennent défier ses pistes. Ce guide complet rassemble les informations essentielles pour organiser un voyage à moto réussi.
Pourquoi la Mongolie séduit les motards en quête d’aventure
La Mongolie compte 1,5 million d’habitants sur 1,566 million de kilomètres carrés. La densité moyenne atteint à peine 1,8 habitant par kilomètre carré. Pour les motards, cela signifie des heures de piste sans croiser une âme. La capitale, Oulan-Bator, concentre la moitié de la population. Dès que l’on s’éloigne, la civilisation s’efface.
Les paysages mongols étonnent par leur diversité. Steppes verdoyantes, dunes de sable, canyons rocheux, lacs d’altitude : chaque journée de route change de décor. Les rivières traversent les vallées sans pont. Les passages de gué exigent de la vigilance. Dans le nord, le sol devient rocailleux. Au sud, le désert de Gobi impose ses dunes et ses étendues arides.
Un terrain varié qui exige une vraie préparation
Les pistes de terre dominent. Les prairies offrent un roulage agréable, mais les ornières surprennent. Les canyons étroits demandent de la précision. Les dunes de sable exigent de la puissance et de la souplesse. Chaque type de terrain a ses règles. Un motard préparé sait passer d’un sol meuble à un lit de rivière.
Comment se préparer à une telle diversité ? La clé reste l’expérience. Il faut savoir gérer une moto chargée sur des centaines de kilomètres. Les circuits avec guide et véhicule d’assistance rassurent les débutants. Ils laissent les motards se concentrer sur les sensations. La plupart des voyageurs choisissent d’ailleurs cette formule.
Itinéraire moto en Mongolie : les grandes étapes
Plusieurs itinéraires s’offrent aux motards. Ceux de 10 à 15 jours sont les plus courants. L’itinéraire classique part d’Oulan-Bator, remonte vers Darkhan et le lac Khovsgol. Il redescend ensuite vers Karakorum et la vallée de l’Orkhon. Une boucle de 2 000 à 2 500 kilomètres.
Le nord du pays séduit par ses lacs et ses forêts. La région de Khovsgol est souvent comparée à la Sibérie. Les Tsataans, éleveurs de rennes, y vivent encore. Plus au sud, la vallée de l'Orkhon est classée à l’UNESCO. Ses chutes et ses monastères attirent les curieux.
- Le lac Khovsgol, joyau d’eau turquoise
- Le monastère d’Amarbayasgalant, datant du XVIe siècle
- Les gorges de Chuluut et leur canyon de 25 kilomètres
- La vallée de l’Orkhon, inscrite au patrimoine mondial
- Les dunes de sable de Moltsog Els, accessibles en chameau
Chaque étape apporte son lot de découvertes. Les camps de yourtes remplacent les hôtels. Les nuits à la belle étoile marquent les esprits. Les motards repartent avec des souvenirs plein la tête.
Le circuit Fast Off Tracks Mongolia en cinq jours
Le circuit Fast Off Tracks Mongolia se concentre en cinq jours intenses. 780 kilomètres de pistes variées, entre canyons, steppes et dunes. Le départ se fait depuis l’aéroport d’Oulan-Bator. Les groupes comptent généralement une dizaine de motards. Un guide expert ouvre la piste. Un véhicule d’assistance suit avec le matériel.
Prenons l’exemple de Julien, motard passionné. Il a rejoint ce circuit l’été dernier. Dès le premier jour, il a été surpris par l’immensité des steppes. Le troisième jour, les dunes de sable lui ont demandé toute sa technique. Le soir, autour du feu, les échanges avec les nomades l’ont marqué. Une aventure intense en quelques jours seulement.
Le tarif varie entre 2 000 et 2 800 euros par personne. Il inclut la location de la moto, le carburant, les hébergements et les repas. Les vols, le visa et la caution de 4 000 000 MNT restent à payer séparément.
Préparation et choix de la moto pour la Mongolie
Le choix de la moto conditionne le succès du voyage. Les circuits utilisent souvent des modèles BETA, réputés pour leur robustesse. Le Xtrainer 2T 300 séduit par sa maniabilité en terrain accidenté. La Beta ALP 4.0 apporte un meilleur confort pour les longues étapes. La 4T 350/480 convient aux pilotes expérimentés.
Comparatif des motos proposées sur les circuits
| Modèle | Type | Atout principal | Niveau conseillé |
|---|---|---|---|
| Beta Xtrainer 2T 300 | 2 temps | Légèreté et maniabilité | Intermédiaire |
| Beta ALP 4.0 | 4 temps | Confort et autonomie | Tous niveaux |
| Beta 4T 350/480 | 4 temps | Puissance élevée | Avancé |
Les différences entre modèles sont sensibles. La moto à deux temps réagit plus vivement. Elle demande un pilotage précis. La quatre temps se montre plus souple. Elle tolère mieux les erreurs. Les débutants préfèrent souvent la ALP 4.0. Les pilotes chevronnés se tournent vers la 350 ou la 480.
La sécurité ne s’improvise pas
Un équipement complet reste obligatoire. Casque, bottes montantes, gants, protections dorsales et genouillères. Les circuits peuvent louer cet équipement à la demande. Il suffit d’envoyer ses tailles deux semaines avant le départ.
Le véhicule d’assistance joue un rôle clé. Il transporte les pièces, le carburant et le matériel de camping. Il sert aussi de garage roulant en cas de panne. Un bon guide connaît les points d’eau et les zones à risque. Cette assistance offre une vraie sérénité.
Vivre l’expérience nomade entre steppes et yourtes
Les nuits en Mongolie font partie de l’aventure. les yourtes, appelées gers, offrent un dépaysement total. Les camps traditionnels permettent de partager le quotidien des familles nomades. Le confort reste basique, mais l’authenticité est au rendez-vous.
Après une journée de piste, le repas du soir réconforte. Les circuits comprennent souvent un chef privé. Les steaks, les hamburgers et les plats mongols rechargent les batteries. La bière et le vin sont servis au coucher du soleil. Les échanges autour du feu créent des liens forts.
Dans le parc national Hustai, les motards observent les chevaux de Przewalski. Cette espèce a été réintroduite dans les années 1990. Les voir au galop dans les steppes reste un moment fort. Les marmottes et les cerfs complètent le tableau.
Avant de partir, quelques points méritent votre attention. La météo change vite. Les écarts de température dépassent parfois 20 degrés. Une bonne veste imperméable est essentielle. Le GPS aide, mais les cartes papier restent utiles.
- Vérifier le niveau de difficulté du circuit avant de réserver
- Choisir une moto adaptée à son expérience
- Prévoir des vêtements chauds et imperméables
- Souscrire une assurance avec rachat de franchise
- Emporter des batteries externes pour le GPS et le téléphone
La Mongolie attend ceux qui osent. Les pistes sont là, immenses et silencieuses. Il ne reste plus qu’à tourner la poignée.

Journaliste spécialiste des relations France-Asie centrale, Lucas a vécu trois ans à Oulan-Bator avant de rentrer à Paris diriger la rédaction.